Zoom sur les microbes

Ils sont partout

Une bactérie qui aime le froid : Polaromonas vacuolataAgrandissementAgrandissement
© Roar Irgens, John Gosink et James T. Staley
Une bactérie extrêmophile : Thermus aquaticusAgrandissementAgrandissement
© Diane Montpetit, Agriculture Canada
Des algues bioluminescentes : Pyrocystis lunulaAgrandissementAgrandissement
© David Morse, Université de Montréal

Imaginez avoir un aïeul vieux de 3,8 milliards d’années qui plongerait dans une piscine d’eau bouillante. Et bien voilà le quotidien des micro-organismes. Ils sont non seulement la forme de vie la plus ancienne de la planète, mais ils s’accommodent en plus d’à peu près tous les milieux de vie possibles, aussi extrêmes soient-ils.

Une bactérie qui aime le froid : Polaromonas vacuolata

L’Arctique et l’Antarctique sont le refuge de micro-organismes aimant le froid, les psychrophiles. Des cellules eucaryotes, des algues, des diatomées et des bactéries colonisent ces mers glacées. P. vacuolata, par exemple, est une bactérie dont la croissance est optimale à 4 °C et qui voit sa reproduction inhibée à 12 °C, température qu’elle trouve déjà trop élevée. Ces bactéries friandes du froid sont d’un grand intérêt pour les producteurs de nourriture transformée, de fragrances ou de détergents à lessive, car ils font travailler les enzymes à des températures de réfrigération.

Une bactérie extrêmophile : Thermus aquaticus

Une équipe de l’Université du Wisconsin-Madison a découvert dans les années 1960 T. aquaticus, la première bactérie extrêmophile identifiée. Cette bactérie aime effectivement les conditions extrêmes puisqu’elle vit dans des eaux thermales où la température est supérieure à 70 °C. Les enzymes thermostables de ce micro-organisme ont rendu possible la technologie appelée « réaction de polymérisation en chaîne » utilisée depuis les années 1980 dans les laboratoires de recherche.

Des algues bioluminescentes : Pyrocystis lunula

Pyrocystis lunula peut être vue dans l’océan Atlantique tout près des rives de São Paulo ou dans l’océan Pacifique, à proximité des rives de la Californie. Ces algues qui possèdent deux flagelles sont unicellulaires, microscopiques et... bioluminescentes. Tout comme les mouches à feu, elles émettent donc leur propre lumière.