Zoom sur les microbes

Des convives s'installent

Un ruminantAgrandissementAgrandissement
© Barbara Bélanger
Endodinium simplexAgrandissementAgrandissement
© Gaillard-Martinie Brigitte, INRA
NeocallimastixAgrandissementAgrandissement
© Daniel A. Wubah, Université de la Floride

À l’état naturel, les animaux hébergent un grand nombre de micro-organismes. Dans certains cas, ils sont même essentiels à leur santé. Sans les 1011 microbes par millilitre présents dans leur estomac, les ruminants n’arriveraient simplement pas à digérer l’herbe qu’ils avalent.

L’estomac des ruminants est formé de quatre poches : le rumen, le bonnet, le feuillet et la caillette.

Bactéries

L’énergie des cellules végétales est stockée sous forme de grandes molécules de sucre appelées cellulose. Dans le rumen, c’est la flore bactérienne qui est la plus efficace pour digérer la cellulose. Ce procédé se nomme cellulolyse. Les bactéries championnes de la cellulolyse sont Fibrobacter succinogenes, Ruminococcus flavefaciens et Ruminococcus albus. Les bactéries Lachnospira multipara, Prevotella ruminicola, Butyrivibrio fibrisolvens et Streptococcus bovis sont, quant à elles, responsables de la dégradation d’une autre substance végétale appelée pectine.

Protozoaires

La participation des protozoaires ciliés à la digestion de la cellulose dans le rumen est incertaine. Si une telle activité leur est attribuée, on ne peut exclure que le crédit en revienne, en fait, à certaines de leurs bactéries intracellulaires. Parmi les protozoaires cellulolytiques, on compte Eudiplodinium maggii, Epidinium ecaudatum et Ostracodinium dilobum.

Champignons

Les champignons constituent 8 % de la masse microbienne du rumen. La majorité des champignons anaérobies du rumen sont cellulolytiques et leurs cellulases (protéines à l’origine de la cellulolyse) sont des plus actives. De plus, lorsque Neocallimastix frontalis et Piromyces communis sont présents, l’activité enzymatique des micro-organismes qui digèrent les particules végétales augmente.