Votre système cardio-respiratoire en hiver

Article publié dans le L'Écho de Laval en janvier 2012.

Frissons, doigts gelés, sensation de brûlure à la gorge et aux poumons… le froid hivernal requiert quelques ajustements de nos habitudes afin d’éviter ces désagréments saisonniers. Découvrez comment mieux protéger votre système cardio-respiratoire contre ce qui le malmène en hiver. À vos foulards et mitaines!

Normalement…

Lorsque vous inspirez, l’oxygène contenu dans l’air diffuse dans votre sang après une course à l’intérieur du nez, de la trachée, des bronches, puis des alvéoles pulmonaires. Le sang oxygéné voyage dans tout votre corps et nourrit vos cellules en échange d’un déchet : le dioxyde de carbone. Lorsque vous expirez, l’air riche en dioxyde de carbone est évacué en parcourant le chemin inverse.

Les poumons craignent l’air froid

Courir après un autobus en hiver, c’est douloureux! La sensation de brûlure à la gorge et aux poumons qui suit un exercice intense est provoquée par la sécheresse et l’irritation des muqueuses respiratoires. Par temps froid, pour éviter ces désagréments, optez pour des efforts physiques modérés qui permettent à vos muqueuses de renouveler le mucus protecteur. Un rythme respiratoire modéré devrait permettre de réchauffer et humidifier suffisamment l’air avant qu’il n’arrive jusqu’aux muqueuses fragiles des poumons. Lorsque l’air est extrêmement froid et sec, respirer dans un foulard peut aider à réchauffer et à humidifier l’air.

Mains froides, cœur chaud

Courir après un autobus en hiver, c’est douloureux! La sensation de brûlure à la gorge et aux poumons qui suit un exercice intense esPour bien fonctionner, le corps doit être maintenu à 37 oC. Lorsqu’il lutte contre le froid, il cherche à produire de la chaleur par divers mécanismes tels que la contraction spasmodique des muscles et la chair de poule. Lorsque ces mécanismes ne suffisent pas à assurer une température idéale aux organes vitaux, le corps réduit le flux sanguin irriguant les extrémités. Résultat : les mains, les pieds et le bout du nez refroidissent. Une tuque chaude et un foulard contribuent à réchauffer les orteils et les doigts en prévenant la perte de chaleur corporelle par la tête.

Le froid ne cause pas le rhume, ni la grippe

Contrairement à certaines croyances, le froid n’affaiblit pas le système immunitaire, pas plus qu’il ne facilite l’entrée des virus par les voies respiratoires. Si ces maladies virales sont plus fréquentes en hiver, c’est que les gens tendent à demeurer à l’intérieur plus longtemps, souvent à proximité d’autres personnes infectées. De plus, le chauffage des maisons, puisqu’il assèche l’air, peut irriter les voies respiratoires et faciliter les infections. Le froid a tout-de-même une influence indirecte sur le rhume et la grippe, si l’on adopte de mauvaises habitudes. Par exemple, une activité physique extérieure intense peut irriter les voies respiratoires et ouvrir la voie aux virus. Également, le corps qui lutte contre le froid pendant longtemps à cause d’une tenue vestimentaire inappropriée se fatigue et devient plus vulnérable à l’infection.

Par Julie Potvin-Barakatt